
Le parfum interdit de la vengeance
By Inès Ferrand
romance · 2026-04-23
Chloé Ferrand apprend que son père avait une dette d'un million d'euros envers la mafia Moretti et qu'elle a un mois pour la payer. Elle découvre un coffre-fort caché contenant une fortune, mais Marco Moretti la retrouve. Un inconnu la sauve, mais lui révèle une vérité terrifiante: 'Tu es à moi, Chloé.'
Chapitre 1
Le parfum interdit de la vengeance
Le goût du sang et du champagne se mêlait sur mes lèvres, un cocktail amer que je connaissais trop bien.
« Mademoiselle Ferrand, » la voix rauque de Marco Moretti brisa le silence, « vous avez une dette envers ma famille. Une dette qui ne se paie qu'avec le sang. »
Je me forçai à sourire, un sourire glacial qui ne reflétait en rien la panique qui me tordait les entrailles. « Monsieur Moretti, je suis navrée, mais je crains qu'il n'y ait une méprise. Mon père n'a jamais eu d'affaires avec… votre organisation. »
Marco laissa échapper un rire bref et cruel. « Votre père était un homme ambitieux, Chloé. Il a fait des promesses qu'il n'a pas tenues. Et maintenant, vous en payez le prix. »
Paris scintillait sous la pluie fine, une mosaïque de lumières aveuglantes. La Tour Eiffel, symbole de romantisme et d'espoir, se dressait au loin, ironique. Dans cet appartement luxueux du XVIe arrondissement, avec vue sur la ville, mon destin se jouait, scellé par les erreurs de mon père. Je m'appelais Chloé Ferrand, et jusqu'à il y a quelques semaines, j'étais une jeune femme ordinaire, étudiante en littérature à la Sorbonne. Maintenant, j'étais l'otage des Moretti, une des familles mafieuses les plus puissantes de France.
Ma vie avait basculé le jour où on m'avait annoncé la mort soudaine de mon père, soi-disant victime d'une crise cardiaque. Je n'y avais jamais cru. Mon père, Henri Ferrand, était un homme en pleine forme, un entrepreneur prospère dans le secteur de l'immobilier. Il n'avait jamais eu de problèmes cardiaques. Alors, quand les Moretti m'avaient contactée, je n'avais pas été surprise, seulement terrifiée.
« Alors, quelles sont mes options, Monsieur Moretti ? » demandai-je, ma voix tremblant à peine. Je refusais de me montrer faible devant cet homme qui respirait le danger.
Marco se leva de son fauteuil en cuir, un mouvement lent et calculé. Il était grand, les cheveux noirs coupés court, le visage marqué par des années de violence. Ses yeux sombres me transpercèrent. « Vos options sont simples, Mademoiselle Ferrand. Vous pouvez rembourser la dette de votre père… ou la payer de votre propre sang. »
Il fit un geste vers un homme costaud, se tenant silencieusement dans un coin de la pièce. L'homme s'approcha et déposa une mallette sur la table basse. Marco l'ouvrit, révélant une liasse de billets épais. « Un million d'euros. C'est ce que votre père nous devait. »
Un million d'euros. Une somme astronomique que je n'avais jamais imaginé posséder. Mon père avait toujours été discret sur ses affaires, mais je savais qu'il était riche. Cependant, je n'avais aucune idée qu'il pouvait devoir une telle somme à la mafia.
« Je n'ai pas cette somme, Monsieur Moretti. »
« Alors, vous n'avez plus qu'à choisir la deuxième option. » Marco referma la mallette avec un claquement sec. « Mais je suis un homme d'affaires raisonnable. Je suis prêt à vous accorder un délai. Un mois. Si, dans un mois, vous n'avez pas réuni la somme, vous deviendrez notre propriété. Vous travaillerez pour nous, Mademoiselle Ferrand. Vous nous rembourserez votre dette… d'une autre manière. »
Je sentis le sang se glacer dans mes veines. Je savais ce que cela signifiait. Devenir la propriété des Moretti, c'était bien pire que la mort. Ils me briseraient, me détruiraient, me réduiraient à une coquille vide.
« Un mois ? » répétai-je, ma voix à peine audible.
« Un mois. Pas un jour de plus. » Marco me fixa droit dans les yeux. « Et ne pensez pas à vous enfuir. Nous vous retrouverons. Toujours. »
Il se tourna vers la fenêtre, contemplant la ville illuminée. « Paris est un petit monde, Mademoiselle Ferrand. Surtout pour ceux qui ont des dettes. »
Je quittai l'appartement, le cœur lourd et l'esprit embrumé. La pluie avait redoublé, transformant les rues en miroirs scintillants. Je marchais sans but, me laissant porter par le courant, incapable de réfléchir clairement. Un million d'euros. Comment allais-je réunir une telle somme en un mois ?
Je repensai à mon père. Il avait toujours été un homme mystérieux, cachant une part de lui-même à tous. Avait-il su dans quoi il s'embarquait ? Avait-il prévu que sa mort me laisserait en proie aux griffes des Moretti ?
Soudain, une idée germa dans mon esprit, une idée folle, désespérée, mais peut-être ma seule chance de survie. Mon père avait une galerie d'art, un petit établissement discret dans le Marais. Il y vendait des tableaux, des sculptures, des objets d'art de toutes sortes. Mais je savais qu'il avait aussi une collection privée, des œuvres de grande valeur qu'il gardait cachées dans un coffre-fort secret.
Si je pouvais trouver ce coffre-fort et vendre les œuvres qu'il contenait, peut-être pourrais-je réunir la somme nécessaire. C'était un pari risqué, car je ne savais pas où se trouvait ce coffre-fort ni ce qu'il contenait réellement. Mais je n'avais rien à perdre. Ma vie était déjà en jeu.
Je me dirigeai vers le Marais, déterminée à fouiller la galerie de mon père de fond en comble. La nuit était tombée, enveloppant les rues étroites dans une obscurité inquiétante. J'arrivai devant la galerie, une petite boutique discrète avec une vitrine illuminée. La porte était fermée à clé. Je sortis mes clés et ouvris la porte, entrant dans un monde familier et pourtant étranger.
La galerie était plongée dans le silence, seulement troublé par le faible bourdonnement des lampes. Les tableaux et les sculptures semblaient me fixer, leurs visages impassibles me jugeant. Je me dirigeai vers le bureau de mon père, un petit espace encombré de papiers et de livres. Je commençai à fouiller, cherchant des indices, des indices qui pourraient me mener au coffre-fort.
Je passai des heures à chercher, retournant chaque tiroir, examinant chaque document. Je ne trouvai rien. Pas la moindre trace d'un coffre-fort secret. Je commençais à désespérer. Peut-être que j'avais tort. Peut-être que mon père n'avait pas de collection privée. Peut-être que j'étais condamnée.
Alors que j'étais sur le point d'abandonner, mon regard fut attiré par un tableau accroché au mur, un portrait de ma mère. C'était un tableau que j'avais toujours aimé, un tableau qui me rappelait sa beauté et sa douceur. Je m'approchai du tableau et passai ma main sur la toile. Et alors, je sentis quelque chose. Un petit renflement derrière le cadre.
Je retirai le tableau du mur et examinais le cadre de plus près. Je découvris un petit bouton caché. Je le pressai. Un clic se fit entendre. Et soudain, le mur derrière le tableau s'ouvrit, révélant un passage secret. Un passage sombre et étroit qui menait à l'inconnu.
Le cœur battant la chamade, je pris une lampe de poche et m'engageai dans le passage secret. Je me sentais à la fois terrifiée et excitée. J'étais sur le point de découvrir les secrets de mon père, les secrets qui pourraient me sauver la vie… ou me perdre à jamais. Le passage s'enfonçait dans les profondeurs de la galerie, me menant vers un endroit que je n'aurais jamais imaginé. Finalement, j'arrivai devant une porte en acier massif. Une porte fermée à clé.
C'était le coffre-fort. J'avais enfin trouvé le coffre-fort de mon père. Mais comment allais-je l'ouvrir ? Je n'avais pas la clé. Je n'avais pas le code. J'étais bloquée. À moins que… je ne me souvienne d'une conversation que j'avais eue avec mon père il y a des années. Il m'avait dit que le code du coffre-fort était la date de naissance de ma mère. Je n'avais jamais su s'il plaisantait ou non. Mais c'était ma seule chance.
Je me dirigeai vers le clavier numérique à côté de la porte et entrai la date de naissance de ma mère. Le cœur battant la chamade, j'attendis. Un bip retentit. Et la porte s'ouvrit.
Soulagée, je poussai la porte et entrai dans le coffre-fort. Ce que je découvris à l'intérieur me laissa sans voix. Ce n'était pas seulement des tableaux et des sculptures. Il y avait aussi des liasses de billets, des lingots d'or, des bijoux précieux et des documents confidentiels. Mon père avait amassé une fortune. Une fortune qui pourrait me sauver la vie.
Mais alors que je m'émerveillais devant cette richesse inattendue, j'entendis un bruit derrière moi. Je me retournai et vis un homme se tenant dans l'encadrement de la porte, un pistolet pointé sur moi. C'était Marco Moretti.
« Surprenant, n'est-ce pas, Mademoiselle Ferrand ? » dit-il avec un sourire cruel. « Vous pensiez vraiment que j'allais vous laisser vous en tirer comme ça ? »
Je restai paralysée par la peur. J'avais été trop naïve. J'avais cru pouvoir échapper aux griffes des Moretti. Mais ils étaient toujours là, à mes trousses. Et maintenant, ils étaient sur le point de me prendre tout ce que j'avais. Ma vie, ma liberté… et l'héritage de mon père.
Marco s'avança dans le coffre-fort, son regard brillant de convoitise. « Tout ceci est à nous maintenant, Mademoiselle Ferrand. Votre père nous devait de l'argent. Et vous, vous allez nous le rembourser… d'une manière ou d'une autre. »
Il leva son pistolet et le pointa droit sur ma tête. « Adieu, Chloé. »
Avant qu'il ne puisse appuyer sur la détente, une ombre se projeta sur lui. Un homme bondit de l'obscurité, l'attaquant par derrière. Une lutte s'engagea. Je ne pouvais pas voir clairement ce qui se passait. J'étais terrifiée, incapable de bouger.
Finalement, la lutte cessa. Marco tomba au sol, inconscient. L'homme qui l'avait attaqué se releva et se tourna vers moi. Il était grand, les cheveux noirs, le visage caché par un masque. Je ne pouvais pas le reconnaître. Mais je savais qu'il m'avait sauvé la vie.
« Qui êtes-vous ? » demandai-je, ma voix tremblant.
L'homme ne répondit pas. Il s'approcha de moi et me prit la main. Puis, il me conduisit hors du coffre-fort, me laissant seule dans le passage secret. Avant de disparaître, il me murmura une seule phrase à l'oreille, une phrase qui me glaça le sang.
« Tu es à moi, Chloé. »